Publié dans Notre santé en danger

Additifs alimentaires : quels risques ?

Les édulcorants, colorants et autres additifs, ont envahi les produits de l’agroalimentaire. Au regard des dernières études, ils semblent jouer un rôle non négligeable dans le développement de certaines pathologies et allergies. Plusieurs sont même suspectés d’être cancérigènes.

Des arômes en excès

Les arômes artificiels sont des substances de plus en plus utilisées par l’industrie agroalimentaire pour séduire le consommateur. 17 000 tonnes d’arômes alimentaires sont ainsi utilisées chaque année en France et les fabricants ne jouent pas la transparence.  Ainsi, vous ne lirez jamais la mention « arôme artificiel » sur une étiquette alors que nombre d’entre eux ne sont pas extraits directement d’un produit naturel. Les arômes n’apportent aucune contribution nutritive à l’aliment et aucune étude scientifique n’a prouvé leur innocuité.

Il existe plusieurs types d’arômes :

  • Naturels (extraits directement de produits issus de la nature)
  • De synthèse (identiques aux molécules naturelles mais crées chimiquement)
  • Artificiels (création chimique n’existant pas naturellement)

Même un arôme « naturel » n’est pas toujours extrait de l’aliment en question. La mention « arôme naturel coco » par exemple, peut provenir d’une substance naturelle autre que le coco, notamment d’un champignon ! L’arôme naturel fraise peut être fabriqué à partir de copeaux de bois australien, le bois étant moins cher que la fraise. L’arôme naturel de fraise, lui, est obtenu à partir de fraises. Il se peut d’ailleurs très bien qu’il y en ait peu et qu’il soit renforcé par de l’arôme naturel fraise ou de l’arôme tout court (donc artificiel).

Finalement, le seul arôme naturel à privilégier est bien celui des ingrédients frais : pourquoi se contenter d’un arôme de fraise quand on peut manger une fraise ?

Astuce:

  • Préférez toujours les produits où le mot « arôme » ne figure pas dans la liste des ingrédients. Cela indique que la saveur du produit est apportée par la seule saveur des ingrédients qui le composent ;
  • Si arôme il y a, préférez la mention « arôme naturel de vanille » ; seule mention à garantir que votre yaourt à la vanille, par exemple, contient bien de la vanille naturelle ;
  • Bannir tous les produits où le mot arôme n’est pas suivi du mot naturel, car il s’agit de produits chimiques de synthèse ;
  • Aromatisez vous-même vos plats : les yaourt nature avec une confiture maison, la sauce tomate avec du persil, de l’ail, du céleri…

Des colorants souvent suspects

Un additif alimentaire correspond à une substance ajoutée à l’aliment dans l’objectif d’améliorer sa conservation, sa texture mais aussi sa couleur. La présence d’un additif est mentionnée par la lettre E suivi d’un numéro déterminant sa catégorie : 100 à 180 (colorants), 200 à 297 (conservateurs), 300 à 321 (agents antioxygènes), 325 à 380 (acidifiants et correcteurs d’acidité), 400 à 495 (agents de texture), 500 à 585 (additifs divers), 620 à 650 (exhausteurs de goût), 900 à 914 (agents d’enrobage).

Des doutes persistent sur l’innocuité de nombreux additifs comme les colorants de synthèse. Rappelons que la dose journalière admissible est calculée à partir d’un schéma moyen de consommation ; or de nombreux consommateurs dépassent ces doses.

Même si les marges de sécurité sont élevées, un risque existe notamment pour certains consommateurs : les enfants, grands consommateurs de bonbons et friandises contenant des colorants, les personnes intolérantes ou allergiques qui ont tendances, par nécessité, à consommer la même catégorie d’aliments…index

La revue médicale britannique The Lancet a mis en cause l’effet de certains additifs alimentaires sur le comportement hyperactif des enfants. Cet article se base sur un rapport de l’Université de Southampton réalisé en 2007 pour l’agence des normes alimentaires britannique (Food Standards Agency, FSA).

Cette étude menée sur 298 enfants démontre que l’association de certains additifs favorise l’hyperactivité infantile. Cette hypothèse avait déjà été avancée par le pédiatre américain Ben Feingold il y a plus de 30 ans, notamment concernant le colorant E110.

Parmi les agents conservateurs dont il faudrait se méfier, citons encore les sulfites (E220 – E228). De nombreuses allergies, des maux de tête et troubles digestif peuvent être mis à leur crédit.  Des maux de ventre, parfois des nausées, apparaissent secondairement à l’absorption d’autres additifs comme les E 620 – E625.

Au-delà de ces risques, en partie identifiés, il y a ceux liés à l’apparition de défaillances immunitaires, de stérilités, d’atteintes des reins ou du foie, de cancers. Trop de doutes légitimes existent et la plus grande prudence est donc de mise.

Des édulcorants à éviter

Aspartame, extraits de stévia (glycosides de stéviol), sucralose, acésulfame K, … les édulcorants intenses sont des additifs utilisés pour donner une saveur sucrée aux aliments. Ils n’apportent pas de calories – ou très peu -, mais certains sont plus sucrés que le sucre. Les édulcorants sont largement employés par les industriels car ils coûtent moins cher que le sucre ; par ailleurs la mention « sans sucre ajouté » est considérée comme valorisante sur le plan marketing.

L’aspartame (additif E951) demeure une substance controversée. Cette controverse a été ravivée par la publication de deux études européennes : une étude italienne de l’institut Ramazzini 1  a mis en évidence un effet cancérogène de la consommation d’aspartame chez des souris. En 2010, une étude danoise 2 pointe un risque de prématurité pour les bébés dont les mères ont consommé des boissons à l’aspartame durant la grossesse.

L’aspartame contient 10% de méthanol, suspecté d’être néfaste pour la santé. Le méthanol est aussi présent dans les aliments naturels comme les légumes, en grande quantité parfois. Mais il y est alors associé à de l’éthanol, qui contrecarre son effet nocif. Faute de quoi, il est transformé dans l’organisme en formaldéhyde, une substance reconnue comme étant cancérigène.

Par ailleurs, une mise en garde est  nécessaire pour les consommateurs atteints de phenylcétonurie. Ces derniers ne doivent pas consommer d’aspartame, car elle contient de la phénylalanine, une substance que ces personnes ne peuvent métaboliser.

En dépit de leur apport calorique nul, les édulcorants peuvent entraîner une réponse de l’insuline, ce qui n’est pas souhaitable dans certaines circonstances (notamment chez les diabétiques de type 2, en dehors des repas).

De plus, les édulcorants maintiennent  l’habitude de consommer des aliments très sucrés. Plutôt que d’y avoir recours, il serait préférable d’apprendre à se passer de sucre. Le bon sens nous amène donc à conseiller de limiter au maximum l’utilisation de ces produits, qui ne présentent aucun caractère bénéfique ni indispensable !

Source: http://www.docteurnature.org

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gouget

 

 

 

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